Filed under: Lisez le blog en Français ! | Tags: 2, 21 gigowatt, 88 miles à l'heure, delorean, erasmus, expérience courte, relativité, temps, Torino, Turin
Einstein a dit un jour “Placez votre main sur un poêle une minute et ça vous semble durer une heure. Asseyez-vous auprès d’une jolie fille une heure et ça vous semble durer une minute. C’est ça la relativité.” Et bien je crois qu’utiliser le temps pour expliquer ce concept de relativité est tout à fait approprié parce que je ne suis pas sûr que les minutes durent partout et toujours 60 secondes…
En effet, cela fait maintenant presque 9 mois que je suis à Turin et j’ai l’impression d’être arrivé… il y a seulement quelques semaines. Mais la réalité m’a rattrapé, nous sommes en juin, et voilà qu’il faudra partir bientôt et, surtout, vu que je reste un peu plus longtemps, voir ses amis étrangers rentrer chez eux après avoir organisé une émouvante dernière soirée, que l’on espère « d’au revoir » mais que, souvent, on anticipe « d’adieux » (rangez les violons, l’instant émotion est terminé).
C’est quand même fou cette sensation que l’on a pratiquement tous quand on vit cette expérience hors du commun que celle de l’Erasmus (ou assimilées). Preuve qu’on passe du bon temps. Et pourtant, ayant déjà vécu cela à Milan, j’étais prévenu. J’ai même poussé le vice jusqu’à avertir mes nouveaux amis de Turin (avec un brin de « j’ai déjà tout vu », je le reconnais !) que ça se finirait trop vite. Mais je me suis de nouveau fait avoir…
J’ai l’habitude de dire que si l’expérience était plus longue, elle ne serait pas aussi marquante et extraordinaire. J’en suis toujours convaincu, mais je n’aurais pas craché sur un peu de rab, surtout par rapport aux gens qui ne sont restés que six mois ou qui sont arrivés seulement au deuxième semestre. Mais c’est ainsi. Il ne me reste plus qu’à trouver 2,21 gigowatts d’énergie électrique, un peu de plutonium et une DeLorean d’occasion…
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Maintenant une partie sur un thème beaucoup moins sérieux mais qui s’avère être un vrai casse-tête à quelques semaines du départ : qu’est ce qu’on emmène ?
Au-delà des considérations opérationnelles de base du style adaptateurs, il y a certaines choses qu’on ne veut pas oublier.
Un premier exemple : un livre de cours en Français. Cela peut paraître inutile et surtout encombrant mais ça fera toujours plaisir d’avoir des ressources pédagogiques dans sa propre langue de temps en temps. Pour le marketing, cela peut être un bon vieux Kotler et Dubois ; pas flamboyant mais qui est suffisamment général pour couvrir une vaste gamme de sujets. Si vous n’avez vraiment plus de place dans la valise, faites une recherche sur Google Scholar, vous trouverez peut être des bons google.books ou même des e-books gratuits au format PDF.
Deuxièmement, une photocopie de la totalité du dossier universitaire peut être intéressante, on n’y pense jamais, mais cela s’avérera vraiment pratique si vous vous retrouvez à devoir faire des candidatures pour la suite de vos études depuis l’étranger.
Enfin, passer une année à l’étranger est l’occasion de découvrir une nouvelle culture, mais c’est également l’occasion de partager sa culture avec d’autres. Alors cela vaut vraiment le coup de remplir son sac de victuailles. Pastis, vin rouge, saucissons, tapenade, pâtés et fromages en tous genres seront difficilement abordables à l’étranger, voire impossible à trouver. Emportez-en assez pour avoir un petit goût de France de temps en temps et éventuellement organiser quelques petites soirées dégustations !
La cinquième et dernière partie du dossier, dans quelques jour avec “l’état d’esprit”.
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Le choix des cours est très important. On part à l’étranger avant tout pour étudier et il faut choisir es cours soigneusement pour vraiment ajouter de la valeur à son cursus. Les universités britanniques sont souvent bien plus avancées que les universités françaises, notamment dans le domaine du business et Erasmus offre une opportunité qu’il serait dommage de mettre au second plan.
3 conseils pour choisir ses cours à l’étranger :
1) Profitez des forces de votre université d’accueil. Il est crucial de se renseigner pour savoir quelles sont les spécialités de l’université dans laquelle vous allez étudier et les cours clés dans votre discipline. Une simple recherche Internet peut apporter énormément d’information, mais il est également intéressant de se renseigner auprès d’anciens étudiants en échange dans cette université.
2) Il ne faut pas oublier qu’une large majorité d’employeurs à tendance à penser qu’une année Erasmus est une année de vacances à l’étranger. Allez chercher les choses qui n’existent pas dans votre université ou école, et valorisez ainsi vraiment votre année d’échange.
3) Certains cours ne sont normalement pas accessibles aux étudiants en échange, mais n’hésitez pas à contacter le département concerné pour faire part de votre motivation. Si vous trouvez les arguments pour les convaincre, vous devriez pouvoir obtenir une dérogation sans problème.
Les cours en Italie sont en revanche, et malheureusement, assez souvent moins intéressants que chez nous et beaucoup plus théoriques. Par conséquent, la différence vient de la qualité du prof. Et là, à moins d’avoir une antenne et un espion dans la future université d’accueil, difficile d’obtenir des renseignements sur les profs. Solution : si vous êtes vraiment libres de choisir vos cours, même une fois arrivés sur place, allez demander conseil aux associations étudiantes qui sauront vous aiguiller vers les profs les plus sympas et les plus intéressants.
La suite du dossier (avec la partie 4 : la valise) dans quelques jours !
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Si l’on fait une année en échange, c’est bien pour améliorer sa maîtrise d’une langue étrangère !
Bien sûr, la progression sera importante et naturelle, grâce à l’immersion complète, grâce aux cours, aux travaux de groupes et aux interactions avec les locaux. Mais pour cela, il est capital d’avoir un niveau qui soit suffisamment bon pour être capable de gravir confortablement cette courbe d’expérience. En ce qui concerne l’apprentissage des langues étrangères, la progression est exponentielle, et l’avance accumulée avant le départ sera récompensée au décuple une fois sur place.
7 conseils pour s’améliorer en Anglais pré-départ :
Pour l’Italien, c’est tout de suite moins facile d’avoir des séries en version originale mais certains films sont largement accessibles (type Nanni Moretti voire Roberto Begnini). La combine des chansons marche bien mais attention, il ne faut pas être allergique aux mièvreries à outrance qui débordent de tous les textes des chansons italiennes (au moins celles connues en France) ! Farfouillez également sur Internet. Si vous êtes fan de sport et de foot, informez-vous par exemple sur le site de la Gazzetta dello Sport. Enfin, ceux qui pourraient avoir accès à Rai Uno ou autres chaines italiennes peuvent en profiter mais, une fois de plus, il faudra être indulgent avec le contenu et se dire que c’est pour la bonne cause que l’on s’inflige certains programmes…
Prochaine étape, le choix des cours! Et ça sera pour dans quelques jours alors un peu de patience!
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Lorsqu’on apprend que l’on va partir à l’étranger, la priorité numéro 1 (enfin, numéro 2, après avoir fêté ça correctement!) est de se trouver un endroit où vivre. Ce sera donc le premier thème de ce dossier en 5 parties « Bien préparer son année à l’étranger ». Une sorte de compilation de conseils pour mieux organiser son année d’échange, en exclusivité sur la version française du blog.
La plupart des universités anglo-saxonnes proposent des « halls » c’est-à-dire des chambres situées dans des appartements pour étudiants généralement situées à l’intérieur des campus. C’est souvent une excellente solution parce que primo, c’est plus facile que de trouver son propre logement ou une place en collocation, et deusio, cela implique beaucoup moins de « bills management » puisque les prix présentés par les universités incluent l’ensemble des charges (internet, eau, électricité, chauffage – parfois même une prestation de ménage pour les « halls » les plus luxueux !). Bonus supplémentaire, ces « halls » sont très proches de salles de cours et permettent donc d’économiser sur les transports en commun.
Malheureusement, cette solution est loin d’être parfaite, pour la simple raison que vivre sur le campus signifie aussi vivre essentiellement avec des étudiants internationaux (et des étudiants locaux de première année, très jeunes et avec qui on a quelques fois moins à partager). Résultat, on se retrouve entre français et autres étudiants en échange. Ce n’est pas un problème en soi, car c’est déjà une expérience extraordinaire de pouvoir rencontrer des gens des quatre coins du monde, mais on s’enferme vite dans le « ghetto erasmus », une sorte d’hyper réalité qui n’a en fait rien à voir avec la « vraie vie » de notre pays d’accueil. Un peu dommage donc.
Pour ceux qui auront donc envie de s’intégrer un peu plus dans la culture de leur pays d’accueil, une bonne solution est la collocation, mais c’est aussi beaucoup plus compliqué à organiser. Mon conseil : prendre une semaine de vacance lors de la 3ème ou 4ème semaine d’Août pour aller sur place faire votre chasse à la collocation. C’est bien évidement un conseil qui ne s’applique que pour un échange en Europe car cela représente un vrai petit investissement (avions, auberge de jeunesse, restos etc…) mais cela vaut le coût, après tout on va habiter là pendant près d’un an, on mérite de s’y plaire vraiment !
Une fois sur place, la première à chose est de s’acheter une carte téléphone prépayée, pour pouvoir appeler et être appelé et ensuite, on se promène, comme un touriste ! On peut vraiment se faire une idée de la ville, aller faire un tour à sa future université, éventuellement rencontrer le service des relations internationales, demander conseil, rencontrer des locaux et donc acquérir tous les éléments qui vont façonner le choix d’un appart et d’une colloc.
En Grande-Bretagne, les collocations sont très répandues (faire un tour du coté de gumtree) et la plupart des marchands de journaux ont la vitrine remplie d’annonces griffonnées à la main. Ensuite, la chasse commence, on appelle, on visite, on rencontre les collocs potentiels. Lorsque l’on compare les prix, n’oubliez pas de demander si le loyer contient les « bills » ou pas et si non combien faut il compter pour ces charges additionnelles. Soyez prudent, il faut toujours demander à être inscrit sur le bail, et n’oubliez pas d’avoir de quoi payer la caution (souvent un mois de loyer, parfois souhaité en liquide – ce qui n’est pas un problème si vous demandez un reçu).
Spécificité italienne : pas mal de choses se font « à la bonne franquette », autrement dit, au mieux, avec un contrat seulement entre les parties, au pire, au noir. Bien que ce ne soit pas l’idéal, c’est dans les habitudes du pays. Ne pas se formaliser donc si jamais on ne vous propose pas la documentation adéquate comme en France car le risque est de laisser passer une belle occasion, sans grandes chances d’avoir autre chose plus « formalisé ». Et préparez-vous à tout payer en liquide, les virements (et encore moins les chèques) ne sont pas très appréciés et même coûteux.
Utiliser votre réseau, c’est votre meilleur atout. Il y a forcément au moins un étudiant de votre future université d’accueil qui étudie dans votre université cette année, demandez ses coordonnées au service des relations internationales et organisez une petite rencontre histoire de récupérer des informations et des conseils qui seront vraiment pertinents. Avec un peu de chance, cet étudiant connaitra peut être même des collocations qui cherchent un nouveau membre ! De la même façon, contactez les étudiants de votre université qui sont déjà sur place, ils pourront peut être vous rencarder avec certains de leurs amis.
Voilà pour le logement, la suite de ce dossier ça sera dans quelques jours, avec la partie 2 : la langue.
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Alex Kapranos, le leader de Franz Ferdinand est sans aucun doute l’un des glaswégiens les plus célèbres, sa musique ayant (littéralement) fait le tour du monde. C’est d’ailleurs au cours d’une tournée mondiale que Kapranos a renoué avec son premier amour : la cuisine. En effet, le guitariste de FF n’as pas toujours été rock star et a enchainé les petits boulots de commis et de sous-chef avant de réussir avec son groupe. Le temps d’un livre, Kapranos pose ses mots sur des pages plutôt que sur de la musique.
Son bouquin « Sound Bites » est donc une collection de petites critiques de restaurants entre Glasgow, Paris, New York, Tokyo, Austin et plein d’autres destinations plus ou moins exotiques parcourues au long de sa tournée. Kapranos n’a aucune intention de se prendre pour le guide michelin et impose son style personnel et bien sûr, très rock’n’roll !
Le livre est une réussite, non seulement parce que les petits fragments de critique culinaire donnent l’eau à la bouche, mais aussi parce que son voyage fait vraiment rêver. Rien à dire, la rock star mène une vie plutôt agréable. Il y a aussi un coté autobiographique ; on apprend quelques détails et anecdotes amusantes sur la vie de Kapranos. Autant ce type me semblait plutôt arrogant sur scène et en interview, autant ce bouquin montre une facette assez « down-to-earth » de sa personnalité.
Dans tous les cas, Sound Bites est un bon investissement, plaisant à lire, les conseils de Kapranos sont bons (j’ai testé l’adresse Glaswégienne !) et le vocabulaire utilisé est une bonne introduction aux jargons du rock’n’roll et de la cuisine.
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Il y a un peu plus d’un mois (déjà !), j’ai eu la chance de découvrir Glasgow et un bout de l’Écosse dans le cadre d’un mythique meeting uprooooted, tout en haut du Royaume-Uni. Legendary!
Bon, première chose, puisque je sais que vous vous le demandez, sachez qu’il ne pleut vraiment jamais en Écosse ! En quatre jours, rien de plus qu’un mini crachin, qui aurait sans doute fait rire un Breton. En revanche, parfois, il neige (et il caille, aussi). Mais comme tout fut parfaitement organisé, pendant que nous nous éclations à Edimbourg, où nous avons notamment assisté au match Écosse-Pays de Galles du Tournoi des VI Nations (expérience hors du commun), il neigeait à gros flocons sur Glasgow et nous ne l’avons même pas senti passer. Bonus : au retour, le paysage enneigé était superbe.
Ce qui est sûr, c’est que l’Écosse (et le monde britannique en général), c’est une autre culture. Habitué à la relative exubérance italienne, je n’ai pu que constater avec surprise que les Écossais sont tellement plus polis que les latins que j’en venais à être gêné que les gens s’excusent pour un rien. Exemple criant : on n’entend quasiment jamais de coups de klaxons (même quand on traverse n’importe comment) ce qui, il faut bien l’avouer, fait un certain choc quand on arrive d’Italie. En revanche, j’ai rapidement arrêté de me demander pourquoi on n’entendait jamais de sirènes de secours (bah oui, tiens, pourquoi ?) ou pourquoi les Écossais semblent parfois ne pas parler Anglais. C’est leur accent, paraît-il.
Autre culture, autre nourriture. Là, autant dire que je me suis gavé : hamburgers, chips and curry, haggis et autres fish and chips ont fait mon bonheur. Mais c’est le genre de régime qu’on apprécie pendant une semaine… avant d’en être rapidement saoulé ! Je compatis donc avec ceux qui y vivent toute l’année. Par contre, les excellents whiskys sont légion et valent le voyage, notamment ceux que l’on peut déguster dans d’anciennes églises, reconverties en pub.
Enfin, Glasgow, c’est surtout la musique. Chaque soir, il y a moyen d’aller voir un concert gratuit quelque part en ville et de passer de très bonnes soirées avec, en bonus, les « Open Mic » ou scènes ouvertes, formidable moyen d’être ébahi, amusé ou attendri par des gens ordinaires. L’atmosphère est vraiment spéciale et l’ambiance tout simplement trop cool. Un de mes meilleurs souvenirs. Les albums collectors à £3 sont par ailleurs tout aussi appréciables. !
Vous l’aurez compris, Glasgow, c’est top (mais vous le saviez déjà). Une chose à dire : merci Messieurs Christy et Tony Ryan.
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Voici 4 de mes photos pour essayer de partager avec vous la beauté de cette île du Nord Ouest des Highlands. Essayer seulement, car ces quelques photos sont bien peu pour pouvoir vraiment rapporter l’ambiance incroyable des paysages de Skye. Merci Erasmus.




Il y a des choses dans la vie qui ne s’inventent pas, pour lesquelles même si on voulait le faire exprès, on n’y arriverait pas. L’info (f)utile du jour en fait partie.
Le concept du jumelage de villes date des années 50 en Europe et consiste en des échanges socioculturels entre deux villes de pays différents. Par exemple – et au hasard total – Lyon est jumelée, entre autres, avec Birmingham, Francfort ou encore… Milan. Un premier signe (je rappelle que j’ai effectué ma troisième année dans la capitale lombarde).
Le rapport avec Turin ? Et bien la ville natale de Carla Bruni (si, si) est jumelée avec Chambéry, Lille, Cologne, Esch-sur-Alzette (au Luxembourg), Liège et… Glasgow ! From Glasgow to Torino est plus que jamais un slogan approprié. Quand je vous disais que cela ne s’inventait pas…
Et le plus fort dans tout ça, c’est que nous ne le savions même pas avant de partir !


