Filed under: Lisez le blog en Français ! | Tags: année d'échange, étudiant, collocation, conseils, erasmus, expat, grande bretagne, Italie, préparatifs, préparation, trouver un logement à l'étranger, université
Lorsqu’on apprend que l’on va partir à l’étranger, la priorité numéro 1 (enfin, numéro 2, après avoir fêté ça correctement!) est de se trouver un endroit où vivre. Ce sera donc le premier thème de ce dossier en 5 parties « Bien préparer son année à l’étranger ». Une sorte de compilation de conseils pour mieux organiser son année d’échange, en exclusivité sur la version française du blog.
La plupart des universités anglo-saxonnes proposent des « halls » c’est-à-dire des chambres situées dans des appartements pour étudiants généralement situées à l’intérieur des campus. C’est souvent une excellente solution parce que primo, c’est plus facile que de trouver son propre logement ou une place en collocation, et deusio, cela implique beaucoup moins de « bills management » puisque les prix présentés par les universités incluent l’ensemble des charges (internet, eau, électricité, chauffage – parfois même une prestation de ménage pour les « halls » les plus luxueux !). Bonus supplémentaire, ces « halls » sont très proches de salles de cours et permettent donc d’économiser sur les transports en commun.
Malheureusement, cette solution est loin d’être parfaite, pour la simple raison que vivre sur le campus signifie aussi vivre essentiellement avec des étudiants internationaux (et des étudiants locaux de première année, très jeunes et avec qui on a quelques fois moins à partager). Résultat, on se retrouve entre français et autres étudiants en échange. Ce n’est pas un problème en soi, car c’est déjà une expérience extraordinaire de pouvoir rencontrer des gens des quatre coins du monde, mais on s’enferme vite dans le « ghetto erasmus », une sorte d’hyper réalité qui n’a en fait rien à voir avec la « vraie vie » de notre pays d’accueil. Un peu dommage donc.
Pour ceux qui auront donc envie de s’intégrer un peu plus dans la culture de leur pays d’accueil, une bonne solution est la collocation, mais c’est aussi beaucoup plus compliqué à organiser. Mon conseil : prendre une semaine de vacance lors de la 3ème ou 4ème semaine d’Août pour aller sur place faire votre chasse à la collocation. C’est bien évidement un conseil qui ne s’applique que pour un échange en Europe car cela représente un vrai petit investissement (avions, auberge de jeunesse, restos etc…) mais cela vaut le coût, après tout on va habiter là pendant près d’un an, on mérite de s’y plaire vraiment !
Une fois sur place, la première à chose est de s’acheter une carte téléphone prépayée, pour pouvoir appeler et être appelé et ensuite, on se promène, comme un touriste ! On peut vraiment se faire une idée de la ville, aller faire un tour à sa future université, éventuellement rencontrer le service des relations internationales, demander conseil, rencontrer des locaux et donc acquérir tous les éléments qui vont façonner le choix d’un appart et d’une colloc.
En Grande-Bretagne, les collocations sont très répandues (faire un tour du coté de gumtree) et la plupart des marchands de journaux ont la vitrine remplie d’annonces griffonnées à la main. Ensuite, la chasse commence, on appelle, on visite, on rencontre les collocs potentiels. Lorsque l’on compare les prix, n’oubliez pas de demander si le loyer contient les « bills » ou pas et si non combien faut il compter pour ces charges additionnelles. Soyez prudent, il faut toujours demander à être inscrit sur le bail, et n’oubliez pas d’avoir de quoi payer la caution (souvent un mois de loyer, parfois souhaité en liquide – ce qui n’est pas un problème si vous demandez un reçu).
Spécificité italienne : pas mal de choses se font « à la bonne franquette », autrement dit, au mieux, avec un contrat seulement entre les parties, au pire, au noir. Bien que ce ne soit pas l’idéal, c’est dans les habitudes du pays. Ne pas se formaliser donc si jamais on ne vous propose pas la documentation adéquate comme en France car le risque est de laisser passer une belle occasion, sans grandes chances d’avoir autre chose plus « formalisé ». Et préparez-vous à tout payer en liquide, les virements (et encore moins les chèques) ne sont pas très appréciés et même coûteux.
Utiliser votre réseau, c’est votre meilleur atout. Il y a forcément au moins un étudiant de votre future université d’accueil qui étudie dans votre université cette année, demandez ses coordonnées au service des relations internationales et organisez une petite rencontre histoire de récupérer des informations et des conseils qui seront vraiment pertinents. Avec un peu de chance, cet étudiant connaitra peut être même des collocations qui cherchent un nouveau membre ! De la même façon, contactez les étudiants de votre université qui sont déjà sur place, ils pourront peut être vous rencarder avec certains de leurs amis.
Voilà pour le logement, la suite de ce dossier ça sera dans quelques jours, avec la partie 2 : la langue.
2 Comments so far
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Apres avoir beaucoup echanger sur nos experiences avec d’autres etudiants, je pense ne pas me tromper si je dis que pour resumer, la vie sur le campus est awesome, la vie outside est boring.
Comment by clem May 27, 2009 @ 12:14Ce post essaye justement de présenter les deux situations avec leurs avantages et inconvénients respectifs. Je crois que les deux expériences sont très différentes et très complémentaires au final. J’ai été très heureux en halls à Herts, la fête les collocs des 4 coins du monde, les barbecues l’été, les nuits blanches etc… Mais je suis encore plus heureux en dehors du campus à Glasgow, où je mène une vie d’expatrié et non plus seulement d’étudiant en échange. La différence, c’est que mes amis sont moins exotiques, mais beaucoup plus locaux!
Je pense aussi que cela dépend de la taille de la ville, lorsque j’étais à Herts, le campus était le seul lieu de vie à 12km à la ronde alors forcément, vivre en dehors aurait été un peu “boring”. Mais dans une grande ville comme Glasgow ou Londres, je crois vraiment que sortir du campus est une solution qui permet de plus s’intégrer à la vie de son pays d’accueil. Et rien n’empeche les étudiants “off-campus” d’aller faire la fête sur le campus de temps en temps!
Enfin, c’est aussi un choix financier, car vivre en collocation peut être un meilleur rapport qualité/prix qu’une chambre sur le campus.
Comment by harryspilton May 27, 2009 @ 12:54